« Vous partagez des données avec des data brokers ? » — la case à ne pas cocher au feeling
Google Analytics ou Dynatrace ne sont pas des data brokers mais des sous-traitants. La question qui tranche avant de remplir un privacy label App Store.
« Vous partagez des données avec des data brokers ? »
Cette case sur l'App Store, j'en ai vu plus d'un la cocher sans trop savoir. Un peu par réflexe, un peu par prudence. Et presque toujours à tort.
Le scénario est classique : tu ajoutes Google Analytics ou Dynatrace dans ton app, App Store Connect te pose la question, et tu hésites une seconde de trop.
Neuf fois sur dix, c'est non.

C'est quoi, un data broker ?
Un data broker, c'est quelqu'un qui revend tes données à des tiers que ton utilisateur n'a jamais croisés. Vendre la donnée, c'est tout son métier.
Google Analytics ou Dynatrace, quand tu les utilises normalement, jouent un rôle complètement différent. Ce sont des sous-traitants : ils traitent les données pour ton compte, ils sont tenus par un contrat, et ils n'ont pas le droit de s'en servir pour eux.
La question qui tranche
Ce fournisseur peut-il utiliser tes données à son propre profit ? Si non, c'est un sous-traitant, point. Si oui, c'est là que tu creuses.
Et c'est exactement le piège des SDK gratuits. Quand l'outil ne te coûte rien, c'est souvent la donnée qui paie la facture. Alors avant de cocher, va lire le contrat.
Deux confusions à éviter
- La définition d'Apple est plus étroite que celle du RGPD, ne calque pas l'une sur l'autre.
- Si la CNIL a épinglé Google Analytics, c'était sur le transfert de données hors d'Europe, pas sur la question des data brokers. Deux sujets, deux problèmes.
💡 Avant de remplir un privacy label : lis le contrat, pose-toi la question du « pour son compte », et ne confonds pas Apple et le RGPD.
Et toi, tu coches au feeling ou tu ouvres le contrat à chaque fois ?