29 000 € de redressement pour un seuil dépassé sans le savoir — le piège du versement libératoire
La perte du droit au versement libératoire est automatique, mais la régularisation ne l'est pas. Le décalage de deux ans du RFR rend le piège traître.
29 000 € de redressement. Pour un seuil dépassé sans le savoir.
Je partage parce que le piège peut toucher beaucoup d'auto-entrepreneurs.

Le versement libératoire
C'est simple : l'URSSAF prélève un % sur ton chiffre d'affaires, et ça vaut paiement de l'impôt. Indolore.
Mais c'est sous deux conditions :
- Un revenu fiscal de référence (N-2) sous un seuil : 26 070 € par part pour l'année 2023.
- Un chiffre d'affaires (hors taxe) sous les plafonds micro : 77 700 € en services, 188 700 € en vente.
Là où ça casse
En 2021, mon RFR a dépassé, j'ai perdu le droit au libératoire pour 2023.
Le piège est là : la perte du droit est automatique, le reste ne l'est pas.
L'URSSAF a continué de prélever. Le fisc, lui, a remis mes recettes au barème classique.
Ce que je retiens
- Surveillez votre RFR chaque année. C'est le décalage de deux ans qui le rend traître.
- Si vous sortez, à vous de dénoncer l'option auprès de l'URSSAF et de déclarer au régime classique.
- « Automatique » ne vaut que pour la perte du droit. Le paiement, c'est à vous de le régulariser.
Un coup d'œil à votre dernier avis d'imposition aujourd'hui peut vous éviter une mauvaise surprise demain !